Consolation
Consolation
Il ferme les yeux
Dans les herbes hautes
Il regarde le ciel
La forme des nuages
Leurs trainées filamenteuses
Leurs panaches flamboyants
Son rire soudain éclate
Dans le bleu du ciel
Les odeurs du pré
Il s’entoure
D’une couverture imaginaire
Composée de fleurs de champs
Il écoute
Le combat des insectes
Le bruit lointain de la pompe rouillée
La terre chaude entre ses doigts
S’unissant au battement de son cœur
La tête dans les nuages
Il court ,court, encore
Rattraper son cirrus
Son cheval galopant
Comme seul un enfant peut le faire
A bout de souffle, transpirant
Il s’arrête
Au loin,
Son Tapis rouge intense
L’attends
Des milliers,
Douce soie aux pétales fragiles
Contemplant leur danse dans le vent
Ils signifient consolation
Cette ardeur fragile
Ressemble à cet enfant
Assis dos contre mur
Jambes repliés
Sur sa souffrance
Devant son unique fenêtre
Dans une chambre aseptisée
Il attend sa fleur, rouge, intense
Il est fragile, mais d’un simple geste
Elle lui apportera un soulagement
Qui atténuera sa douleur
Un moment de réconfort
Elle l’embrasse tendrement
Et fait naître
L’apaisement
Et l’enfant, ferme ses yeux
Et court, court dans le vent
Comme seul un enfant peut le faire.
Juliette
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